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Assurance

Assurance-vie et décès : quels documents fournir pour toucher le capital ?

Christilia GIL

8 mai 2026

Au décès d'un proche, les démarches administratives s'accumulent rapidement. Parmi elles, le déblocage d'un contrat d'assurance-vie est souvent mal anticipé. Voici ce qu'il faut savoir pour constituer un dossier complet et éviter les retards.

Un point essentiel à rappeler

L'assurance-vie est en principe hors succession. Le capital ne transite pas par le notaire ni par le partage successoral — il est versé directement par l'assureur au bénéficiaire désigné dans la clause bénéficiaire.

Ce bénéficiaire n'est pas forcément un héritier. Un enfant peut être héritier sans être bénéficiaire. Un tiers peut être bénéficiaire sans lien familial avec le défunt. C'est la clause bénéficiaire qui fait foi — d'où l'importance de la rédiger avec soin de son vivant.

Je ne sais pas si je suis bénéficiaire — que faire ?

Si vous suspectez l'existence d'un contrat mais n'en avez aucune trace, contactez l'AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance). La démarche est gratuite. Vous n'avez besoin que d'une copie de l'acte de décès. L'AGIRA interroge l'ensemble des assureurs du marché sous 15 jours.

Les documents indispensables

Quel que soit l'assureur, cinq pièces sont systématiquement demandées.

L'acte de décès — obtenu en mairie, c'est la pièce qui ouvre le dossier.

La pièce d'identité du bénéficiaire — en cours de validité et lisible.

Le RIB du bénéficiaire — une erreur d'IBAN entraîne souvent des retards de versement.

Le contrat d'assurance-vie ou ses références — si le contrat est introuvable, une déclaration de perte manuscrite et signée sera exigée.

Le formulaire de demande de versement — propre à chaque assureur, à compléter sans erreur.

Les documents complémentaires selon votre situation

Selon le lien avec le défunt, l'assureur peut demander un livret de famille, un acte de mariage ou de naissance pour vérifier l'identité du bénéficiaire.

Sur le plan fiscal, deux documents spécifiques peuvent être nécessaires selon l'âge du souscripteur au moment des versements.

Pour les versements effectués avant 70 ans — abattement de 152 500 € par bénéficiaire. L'assureur demandera une attestation sur l'honneur confirmant que cet abattement n'a pas déjà été utilisé sur d'autres contrats.

Pour les versements effectués après 70 ans — abattement global de 30 500 € pour l'ensemble des bénéficiaires. Un certificat fiscal ou une attestation notariale est systématiquement exigé pour calculer les droits de succession restants.

Dans certains cas, un certificat d'acquittement ou de non-exigibilité fiscale est nécessaire — délivré par le Service des Impôts dont dépendait le défunt, sur la base des formulaires Cerfa 2705-A et 2705-B selon la situation.

Cas particuliers — bénéficiaire mineur, bénéficiaires multiples, clause imprécise : des justificatifs supplémentaires peuvent être exigés (jugement de tutelle, attestations notariales).

Les délais à connaître

Une fois le dossier complet, l'assureur dispose légalement de 30 jours pour effectuer le versement. Tout document manquant suspend ce délai. En cas de retard injustifié, des intérêts de retard peuvent être réclamés.

En cas de litige, les recours sont la mise en demeure, le service réclamation de l'assureur, puis le médiateur de l'assurance.

Ce qu'on retient

Constituer un dossier complet dès le départ est la meilleure façon d'éviter les retards. Demandez à l'assureur sa liste exhaustive de pièces, préparez-les en double exemplaire, et conservez toutes les preuves d'envoi.

En amont — et c'est notre rôle chez CG Patrimonia — une clause bénéficiaire bien rédigée et régulièrement mise à jour évite la grande majorité des difficultés que les familles rencontrent au moment du décès.

Pour toute question sur vos contrats d'assurance-vie ou votre stratégie de transmission, contactez CG Patrimonia : info@cgpatrimonia.fr — 06 26 48 78 65 — www.cgpatrimonia.fr

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